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Rétention de sécurité, police de proximité… le point sur les grands dossiers qui secouent la France

Au centre de nombreux débats, la police de proximité en Seine-Saint-Denis et dans de nombreux quartiers sensibles fait encore l'objet de nombreuses discussions quant à sa totale disparition ou sa remise en service. Les unités territoriales de quartier sont déjà arrivées pour expérimentation dans quelques zones de la Seine-Saint-Denis. Les annonces gouvernementales en matière de rétention de sécurité déchaînent elles aussi les passions, qu'en est-il vraiment ?



Unités territoriales de quartier : le retour de la police de proximité en Seine-Saint-Denis

Si le nom à changé, les Uteq, unités territoriales de quartier constituent bien une police de proximité, au moins dans les objectifs. Expérimentées dans 3 quartiers de la Seine-Saint-Denis, elles doivent permettre à la Police de faire son retour dans les zones dites sensibles. Ce retour doit se faire grâce à un dialogue recréé avec la population, afin de redonner un sentiment de confiance. Plus de dialogue donc, pour donner aux habitants des quartiers sensibles le sentiment qu'ils ne sont pas oubliés, et lutter efficacement contre la délinquance. Mais sur la question des moyens, les Uteq se démarquent de la police de proximité telle qu'elle existait déjà. Pas de postes de police propres, des missions de lutte contre la délinquance et les violences urbaines, et un travail avec les autres services policiers. Si les résultats sont satisfaisants, ces unités pourraient être exportées à d'autres départements.

Annonces gouvernementales et réaction des principaux concernés


Mais avant même de parler de généralisation de ces unités, un important syndicat policier met déjà en garde contre le procédé. Pour l'Unsa-police, il s'agit d'une inutile exposition des forces de l'ordre dans les quartiers. Le manque d'effectif se faisant déjà sentir, certains craignent aussi que des policiers ne soient retirés d'autres missions, peut-être plus importantes. Il s'agit pour l'Unsa-police, pour qui la proximité est un « faux-débat » d'une analyse politicienne. Si les principaux concernés s'opposent déjà aux annonces gouvernementales, ne risquent-t-elles pas de pâtir d'une mauvaise volonté et de ne pas porter ses fruits pour de mauvaises raisons ? Ou s'agit-il d'un constat d'expérience qu'il serait peut-être intéressant de prendre en compte ?

Rétention de sécurité : une loi qui fait grincer des dents


Publiée au Journal officiel le 26 février 2008, la loi sur la rétention de sécurité ne plaît pas à tout le monde. Certains y voyaient une violation des droits de l'homme, ce que n'a pas reconnu le Conseil constitutionnel. Ce texte vise à permettre la détention après leur peine d'emprisonnement et dans des centres spécifiques de personnes jugées comme dangereuses. Les criminels condamnés à des peines de 15 ans ou plus pour certains faits (assassinat, meurtre, torture, actes de barbarie, viol, enlèvement, séquestration), sont ceux que la rétention de sécurité concerne, sous condition qu'ils aient pu bénéficier de soins médicaux et psychiatriques adaptés pendant leur emprisonnement.

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Mardi 01 Juillet 2008
Fabien Buffet


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