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Viva Pinata - Jeu Xbox 360
Oublions, le temps du test, que Viva Pinata est une franchise en devenir, bientôt soutenue par une imparable flotte marketing. Mettons de côté la série d'animation et ses produits dérivés. Ne gardons que le jeu. Presque tout le Rare de l'ère Nintendo 64 est là, à coeur ouvert, dans un cantique aux peluches animales, aux Banjo et Kazooie, aux Conker, aux Diddy. Pour autant, jusque-là, personne n'était capable d'exposer clairement la nature de Viva Pinata. Gestion de Zoo, Pokémon-like, god game, simulateur de vie sociale, FPS ? A échapper aux étiquettes, le jeu fut logiquement soupçonné d'originalité à haute dose. Une notion à chaque fois synonyme de réussite chez le développeur anglais...
Le dieu, ici, est un jardinier. Votre terrain de jeu est une parcelle de terre sauvage à défricher puis à cultiver. Vos outils : une pelle, un arrosoir et un sac de semi-gazon. Chaque instrument a son panel de fonctions. La pelle pour battre la terre et la rendre cultivable. Le sac de semi pour recouvrir une bonne partie de la zone d'une verte pelouse. L'arrosoir pour mener à maturité vos premières plantes issues de graines fournies par un certain PNJ ou achetées directement au magasin Costolot. Le stock de cette boutique est essentiel, il représente le gros des améliorations que vous pourrez apporter à votre jardin. En fait, à chaque enrichissement de votre jardin, vous augmentez votre expérience d'un niveau. Ainsi apparaissent des boutiques supplémentaires, les fonctions avancées de votre pelle et l'élargissement de votre terrain de jeu.
Sans tarder, parlons Viva, parlons Pinata. La richesse de votre jardin dépend aussi de ces créatures, sauvages par défaut, et qui logent donc à l'extérieur de votre espace vert. Vous obtenez des points d'expérience sur trois étapes. Avant tout, si votre jardin attire une Pinata. Ensuite, si vous remplissez d'autres conditions pour qu'elle décide de devenir résidente. Les requêtes en question sont alimentaires. Autre condition : aller acheter un habitat pour votre petit protégé. Enfin, il conviendra de devenir un entremetteur, et d'obtenir une progéniture. Pour se faire, chaque Pinata doit d'abord être apte à tomber amoureuse. A ce stade du jeu, un petit coup de pouce est cependant disponible : les bonbons de bonheur. Une fois que nos deux futures concubines sont apte à faire "des choses", une ultime étape sous forme de mini jeu vient symboliser nos deux coeurs qui cherchent à se rejoindre. Retour au jardin. Livré par une bonne fée-cigogne, l'oeuf apparaît rapidement, éclot, un jeune poussin en sort, et ainsi va la viva.
Quel est le propos de ce jeu ? Cela dépend pas mal de votre personnalité, le ressenti en sera très différent. Il existe plusieurs objectifs dans Viva Pinata. Pour l'instant, une voie naturelle s'offre à vous. Grimper continuellement les niveaux et, insidieusement, développer la variété et la grandeur de votre jardin. Se pose après deux heures de jeu une coquille assez inattendue. Vous démarrez avec très peu d'argent et il est nécessaire d'acheter fréquemment de nouvelles graines, de nouveaux engrais, un nouvel arrosoir, de payer le docteur ou la chasseuse de Pinata, bref de sortir ses pièces, certes en chocolat, mais pas imaginaires pour autant. Les conditions mêmes pour obtenir de nouveaux résidents et assumer votre rôle de Cupidon demandent de consommer. Là où ça coince c'est qu'à moins d'avoir prévu très finement le coup dés le départ, on se retrouve rapidement à sec. Le soft nous impose alors d'utiliser la reproduction comme source financière. Pas sûr que les plus jeunes d'entre vous, à qui Rare fait mine de s'adresser, perçoivent correctement ce biais comme étant le plus efficace pour éviter de rester bloqué trop longtemps. La méthode est de toute manière pour le moins... curieuse. Heureusement, passé un certain stade, le problème ne se pose plus jamais.
Après les éternels FPS et jeux de plates-formes, Rare se risque vers des eaux plus troubles et bien lui a pris. Certes, Viva Pinata ne va pas s'assurer les regards des joueurs pressés. On aurait presque envie de dire heureusement. Avec une ergonomie qui lâche un peu l'affaire dès que votre jardin devient consistant, et un manque de contrôle sur la situation, mieux vaut mettre ses exigences de côté, prendre son temps, rester calme et se laisser embarquer par l'aspect plus bac à sable et "écololudique" du titre. Expérimenter, observer, rigoler et se laisser attendrir sont les mamelles de ce titre assez unique qui confirme à nouveau Rare dans un rôle de Pixar du jeu vidéo assez charmant. On attend évidemment encore mieux du studio mais ce Viva Pinata-là est déjà un véritable enchantement.
Mardi 19 Décembre 2006
Navi-Mag / Jeuxvideo.com
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