Après Age of Empires II : The Age of Kings, c'est au tour de Age of Empires : Mythologies un autre hit PC de Ensemble Studios, de se voir porté sur DS. A l'instar de son prédécesseur, cet Age of Empires : Mythologies quitte le terrain de la stratégie en temps réel pour rejoindre celui, plus adapté à la portable de Nintendo, du tour par tour. Et pour peu qu'il en corrige les quelques défauts, il pourrait bien s'attirer la faveur des dieux. Ou tout du moins la vôtre.
Tags: ds, jeuxvideo, age of empires : mythologies,
les mécanismes de jeu n'ont guère bougé. Age of Empires : Mythologies se joue au tour au tour par tour, avec un système d'un déplacement et d'une action par unité et par tour. Vos bâtisseurs construisent les structures qui vous permettent de récolter des ressources, de recruter des unités ou d'effectuer des recherches fondées sur un arbre technologique. Tout en vous développant et en franchissant les Ages successifs, vous êtes amené à aller cogner un peu sur vos voisins et à vous protéger de leurs assauts. Jusque-là, on vous le disait, pas de gros changement. Pourtant, en vous confiant le destin d'une des trois plus grandes civilisations de l'Antiquité - à savoir : les Egyptiens, les Nordiques et les Scandinaves - Ages of Empires : Mythologies enrichit considérablement la série et pas seulement en termes de background. Ces trois civilisations vénèrent en effet des dieux qui, loin d'être ingrats, savent récompenser leurs pieuses ouailles en usant de leurs pouvoirs terrifiants. Cela se manifeste concrètement par la gestion de la faveur divine, nouvelle ressource venue rejoindre l'or et la nourriture. Outre le dieu majeur que vous vénérez dès le départ, vous choisissez à chaque changement d'Age un dieu mineur, auquel sont liés un pouvoir divin (à utiliser une fois par partie) et une unité mythique spécifiques.
La profondeur et le plaisir de jeu sont donc réels, en dépit d'une difficulté réelle héritée de l'opus précédent. Le jeu propose trois campagnes scénarisées, et si la première (l'égyptienne) se boucle assez facilement, les deux autres vous donneront davantage de fil à retordre. Un regret, tout de même : ces campagnes ne sont pas des plus passionnantes et la taille des maps, toujours aussi peu étendues, ne vous laisse souvent guère le temps de vous développer comme vous le souhaiteriez.
Parties en hot seat, en local ou via liaison wi-fi : rien ne manque. On retrouve également la possibilité de débloquer du contenu supplémentaire (cartes, héros, reliques...) avec les points mythologiques accumulés au fil des parties. Le rendu des séquences de combat sur l'écran supérieur est lui aussi beaucoup plus séduisant. On reste par contre sur notre faim en ce qui concerne les effets graphiques, très cheap, liés à l'utilisation des pouvoirs divins. Plus grave : loin d'avoir été corrigés, les problèmes de jouabilité qui avaient entaché l'opus précédent se font ici plus nombreux. La fonction de sélection automatique ne s'en tire pas mieux : les unités sont systématiquement mal centrées et il est impossible de les mettre en sommeil (ce qui serait très utile dans le cas des chars à boeufs).
Non seulement ces derniers n'ont pas tous été corrigés, mais d'autres ont même fait leur apparition, nous contraignant à sanctionner le titre sur ce point. Reconnaissons tout de même qu'on finit par s'en accommoder, et qu'on peut alors profiter d'un jeu à la profondeur intacte, doté d'une dimension stratégique relevée et d'une durée de vie phénoménale.
@Copyright Group Navi Surf - Conception et Webdesign : Iseom Webdesign - Référencement : Brioude-Internet Référencement Partenaires : Communes.com | Communiqué de presse