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Choisi par les Français en avril 2007, Nicolas Sarkozy connaît une rentrée en matière difficile et doit faire face à un contexte socio-économique tendu. La baisse de popularité du Président se confirme dans les mois suivant la mise en place des premières actions gouvernementales. Les élections municipales et cantonales vont sanctionner, au premier trimestre 2008, la majorité et révéler le mécontentement des Français.
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La candidature de Jean Sarkozy aux élections cantonales à Neuilly-sur-Seine, a causé des remous au sein de l'UMP, mais la majorité présidentielle avait trouvé son candidat. Le fils cadet du Président de la République, étudiant en Droit de 21 ans, devait parler d'une «démarche humble et tout à fait locale» pour expliquer son choix. Après son élection, il devait se porter candidat à la tête du groupe UMP-NC au conseil général des Hauts-de-Seine alors que le président de l'assemblée départementale, Patrick Devedjian, avait apporté son soutien à Hervé Mareille, maire de Meudon. L'entrée fracassante de Jean Sarkozy dans la politique lui a valu une marionnette aux Guignols de l'Info.
La nette victoire de Bertrand Delanoë à Paris a montré une droite désunie dont la candidate Françoise de Panafieu n'a recueilli que 27,6 % des suffrages. En obtenant la majorité absolue, la gauche unie (PS, PCF, Verts, MRC, PRG) a réalisé son meilleur score dans la capitale récoltant 57,7 % des suffrages soit plus de 8 % qu'en 2001. Présenté comme l'homme qui vient par les Anglais, Bertrand Delanoë jouit d'une popularité en constante hausse. Il est, aujourd'hui, le candidat préféré des électeurs de gauche pour les prochaines élections.
Le sondage CSA Marianne, réalisé auprès de 1002 personnes le 25 avril 2008, révèle que 55 % des Français sont contre une candidature de Sarkozy en 2012 : l'impopularité du Président de la République semble à son apogée. Le pessimisme ambiant est lui aussi confirmé puisque 62 % des sondés estiment qu'à la fin du mandat présidentiel actuel, «la France va traverser une grave crise» avec la baisse du pouvoir d'achat et la hausse du déficit et de la dette publique. Une période sombre pour le Président que les éditorialistes de la presse française ont évoqué, en mai dernier, lors du premier anniversaire de son élection.
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