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Segmenté en divers chapitres allant de la rencontre entre Bulma et Goku jusqu'au "premier" championnat du monde d'arts martiaux, le titre semblait détenir la formule magique à même de restituer un univers connu de tous. Malheureusement, après avoir fait un tour complet du propriétaire, le résultat s'avère moins définitif qu'on aurait pu le penser. En fait, ce qui ressort de ce soft, hormis un suivi scrupuleux et jouissif des premiers tomes de Dragon Ball, tient à son manque d'ambition. Toutefois, le paradoxe veut que plus on joue, plus on se rend compte des défauts de l'oeuvre et plus on en redemande.
Bref, si on retrouve quelques chapitres originaux sur les 54 composant l'histoire, ceux-ci ne sont pas franchement intéressants et n'offrent au final que la possibilité de dénicher l'intégralité des statues bonus à débloquer ou quelques zénis et autres orbes de talent supplémentaires. Eh oui, n'oublions pas que nous sommes dans un jeu d'aventure-action, ceci induisant quelques emplettes ou augmentation de caractéristiques. En ce qui concerne lesdites emplettes, vous devrez néanmoins attendre d'être dans le menu d'entre-missions. Ici, vous aurez le loisir d'acheter ou de vendre des items de soin, des potions augmentant votre défense ou votre attaque, voire des flingues pour Bulma. C'est également en passant par cet endroit que vous pourrez reluquer les 200 statuettes mentionnées plus avant qui ne sont ni plus ni moins que les modèles 3D des ennemis et autres personnages que vous aurez au préalable rencontré. Pour l'amélioration des techniques que vous acquérez automatiquement au fil de l'aventure, il suffira de vous rendre dans un autre menu, accessible à tout moment, puis de booster ce qui vous intéresse. Au passage, nouveau carton rouge à Atari qui n'explique que très sommairement tout ce qui a trait à cette customisation.
Quoiqu'il en soit, en arrivant au bout de votre périple, vous aurez obtenu plusieurs talents qui viendront dynamiser un peu les joutes. Avant tout, il faut savoir que s'il est possible de diriger Goku via la croix de direction, la jouabilité est entièrement tactile. Le hic vient d'un calibrage bancal réclamant de notre part plusieurs essais pour effectuer des actions on ne peut plus basiques. Cet état de faits s'améliore avec un peu d'entraînement mais on ne peut nier que la maniabilité n'est jamais instinctive et s'empêtre dans une multitude de ratés surtout lorsqu'on doit réagir très vite face à plusieurs ennemis. Néanmoins, retenez que vous pourrez switcher quand bon vous semble entre le combat à mains nues ou au bâton. Ensuite, vous n'aurez qu'à tapoter l'écran ou effectuer des arcs de cercle pour enchaîner des charges, des kamehameha, j'en passe et des meilleurs. Pour autant, on retiendra quand même de bons moments et des combats contre les boss vraiment sympathiques même s'il est dommage que ces derniers ne disposent pas d'une jauge de vie, plus parlante que les blessures et autres pansements nous renseignant sur leur état de santé.
Si le gameplay aura fort à faire pour rallier tout le monde à sa cause, la construction même du jeu devrait être sujet aux mêmes critiques. Il est en effet difficile d'adhérer à cet aspect "dungeon-RPG" et sa construction minimaliste. Dans Dragon Ball : Origins, il sera simplement question d'actionner quelques interrupteurs pour ouvrir des portes et ainsi permettre à Bulma d'avancer. Bien entendu, pour se faire, vous devrez évoluer au sein des donjons et utiliser vos capacités pour venir à bout de puzzles ne demandant pas une intense réflexion de votre part. On signalera malgré tout une certaine évolution dans les derniers chapitres ou en plus de pousser des blocs, il faudra user de votre attaque toupie couplée à un élément (feu ou électricité) pour alimenter des générateurs. Heureusement que Game Republic a pensé à parsemer son jeu de phases en nuage magique durant lesquelles vous devrez rattraper un adversaire ou atteindre l'arrivée avant le temps imparti. Finalement, vous aurez compris par vous-même que nous ne sommes pas en face de l'adaptation idéale qu'on était en droit d'attendre. Fidèle, plutôt joli, parfois marrant et permettant de retrouver la plupart des passages cultes de l'oeuvre de Toriyama, Dragon Ball : Origins n'en reste pas moins un jeu assez moyen, la faute à un vrai manque d'ambition, une jouabilité souvent hasardeuse et quelques ralentissements.
Profitant d'une réalisation solide, il n'en reste pas moins que la jouabilité manque de précision et que la construction du jeu en décevra plus d'un. Malgré son manque d'ambition, ses mécanismes redondants et son rapport qualité/prix peu révélateur, le soft de Game Republic devrait vous offrir quelques bons moments et autres sourires à peine dissimulés. De quoi attendre un deuxième épisode qui corrigerait tous les défauts énoncés un peu plus haut tout en faisant évoluer le concept.