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Après un tutorial de 10 petites missions, vous devriez être en mesure de guider le sauveteur et l'aider dans sa tâche. L'objectif est donc de dénicher tous les civils d'un niveau, et les amener à la porte de sortie, sans qu'aucune atteinte ne soit portée à leur intégrité physique. Les pièces détachées ne comptent pas. De plus, tout se passe en temps limité, et si celui-ci ne fera pas défaut lors des premiers stages de l'aventure, les derniers feront de vous un esclave du temps, à l'instar du Prince De Perse qui dans sa première version, ne disposait que d'une heure pour sauver sa dulcinée. Cela dit, localiser les victimes n'est pas ce qui prendra le plus de temps, car une pression sur le bouton select permet d'afficher un schéma du niveau, grossier certes, mais sur lequel les positions de vos cibles sont indiquées.
Mais le bougre n'est pas un surhomme c'est justement là que se révèle toute la subtilité du titre. Car pour parvenir à ses fins, il devra solliciter les personnes qu'il était venu sauver. Par défaut, le personnage se contente de vous suivre, mais si vous réveillez le stick PSP jusque-là inutile, un petit curseur apparaîtra à l'écran et vous permettra de sélectionner le bonhomme et de lui donner des ordres contextuels. Un petit clic sur le bas d'une échelle et celui-ci s'empressera de descendre.
Chacun d'entre eux possède des capacités propres et vous ne pourrez pas tous les solliciter de la même manière. Bref, vous l'aurez compris, les niveaux d'Exit 2 finissent par prendre la forme de casse-tête, de puzzles intelligents et toujours variés. Tout est fait pour que vous tiriez parti des capacités de chacun, sous peine de vous retrouver bloqué. L'entraide et une planification précise sont des éléments centraux du gameplay.
Le jeu est donc riche et prenant malgré son apparente simplicité. Et si chaque niveau réserve un challenge différent, nous poussant toujours à insister malgré la frustration et les échecs répétés, Exit 2 n'en accuse pas moins quelques vilains défauts. Défauts en grande partie hérités du premier épisode, ce qui les rend d'autant moins faciles à tolérer.
On pourra aussi reprocher la relative lenteur des mouvements des personnages, bien que parfaitement animés, qui tend à rendre certaines manoeuvres un peu trop laborieuses. Enfin, lorsque vous donnez un ordre à l'un des pauvres hères, sachez que celui-ci sera automatiquement désélectionné et que si vous souhaitez lui en donner un autre, vous devrez naviguer une nouvelle fois avec le stick pour le «cliquer» à nouveau. Dernière complainte avant de vous laisser reprendre vos activités : Exit 2 n'est qu'une version affinée de son grand frère et n'offre donc aucune véritable nouveauté.
A mi-chemin entre le jeu de plates-formes et le casse-tête, il sera en mesure de séduire de nombreux joueurs désireux de goûter à quelque chose d'un peu différent sur PSP. A moins bien sûr que vous n'ayez déjà eu le plaisir de vous frotter au premier épisode, auquel cas vous vous retrouverez avec une mise à jour de grande qualité.