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Ce paradoxe, quel est-il ? Celui que chaque joueur fidèle à la série connaît, à savoir un réalisme grandissant au niveau de l'ambiance des matchs, des licences et de la base de données, combiné avec un gameplay qui patauge, qui n'innove pas et qui ne parvient toujours pas à se hisser à un niveau digne des promesses tenues à chaque nouvelle itération. Ce football-là, c'était celui de FIFA 06 et ce sera celui de FIFA 07.
On note l'apparition d'un tout nouveau mode de jeu multijoueur en ligne, les Ligues Interactives. Tous les week-ends de Ligue 1 Orange, le calendrier du championnat est repris dans FIFA 07. Par exemple, tous les supporters de Marseille peuvent affronter tous les supporters du Paris-Saint-Germain. Au final, on compte le nombre de victoires de chacune des deux communautés de supporters. Celle qui en compte le plus l'emporte et fait ainsi gagner les trois points de la victoire à son équipe dans le classement de la Ligue Interactive. Ce concept-là ne s'applique pas à tous les championnats disponibles dans FIFA. Il faut supporter un club français, allemand, anglais ou mexicain.
Pour ce qui est du gameplay, le passage entre FIFA 06 et son petit frère s'est effectué sans difficulté puisque les différences sont quasi invisibles. On note, il est vrai, une diversification des mouvements des joueurs balle au pied, avec la possibilité de dribbler plus précisément avec les sticks analogiques et d'éviter ainsi d'avoir à combiner entre les touches de tranche et les boutons classiques. Cela découle également sur une interaction plus importante entre les joueurs qui évitent un maximum de passer à travers les uns des autres. Un phénomène que l'on remarque notamment au moment de balles aériennes où deux joueurs jouent des coudes pour gagner la possession du cuir.
Voilà qui nous amène logiquement à aborder le système de tirs. Un système qui se complaît dans sa forme actuelle bien que le pourcentage de frappes cadrées ait sensiblement diminué en comparaison avec FIFA 06. Malgré tout, on dénombre encore trop de frappes en pivot dans la lucarne ou de tirs enroulés suivant une trajectoire surréaliste. Idem en ce qui concerne l'attitude qu'adoptent les joueurs au moment de tirer. Ils se cambrent sur un côté et enroulent quasiment systématiquement leur ballon même si un extérieur, un pointu ou une pichenette ont davantage leur place dans certaines situations.
Niveau licences, sont recensés le championnat d'Angleterre (quatre premières divisions), de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne (deux premières divisions chacun), d'Autriche, de Belgique, du Brésil, de Corée du Sud, du Danemark, d'Ecosse, des Etats-Unis, du Japon, du Mexique, de Norvège, des Pays-Bas, de Pologne, du Portugal, de Suède, de Suisse et de Turquie (première division chacun). Ajoutez à cela une dizaine d'autres clubs et une petite quarantaine de sélections nationales (seulement) avec quelques mondialistes absents.
Personne ne s'en cache en y jouant. La véritable tare, c'est qu'il l'est jusqu'aux possibilités tactiques qui restent très limitées et plus vraiment en phase avec le football moderne. Contraint de sélectionner un schéma par défaut, on se voit restreint dans nos choix par l'impossibilité d'appliquer des tactiques préférentielles via des instructions collectives et individuelles. Au-delà de la sélection de tireurs de coups de pied arrêtés, notre pouvoir sur la manière d'évoluer de notre onze de départ n'est pas franchement flagrant.
Peut-être pas. En tout cas, cette année plus que jamais, FIFA reste fidèle à lui-même, dans les bons comme dans les mauvais côtés. Les fans aimeront mais devront tout de même réfléchir avant d'investir dans un opus trop similaire à son aîné, surtout si l'on se contente d'un usage solo.