Flight Simulator est une série qui est littéralement portée par sa communauté qui, à chaque nouvel opus, se décarcasse pour proposer du contenu supplémentaire, de nouveaux avions, textures et autres pour accroître un peu plus la durée de vie. C'est pourquoi de nombreux add-on amateurs et professionnels ont fleuri sur les versions précédentes, certains étant utilisés pour la formation des pilotes. Inutile de dire que l'on est là à la frontière entre le jeu et le logiciel d'apprentissage. Voyons quand même ce que propose Flight Simulator X dans une optique ludique.
Avant même de se lancer dans le vif du sujet, il semble nécessaire de préciser qu'il existe deux éditions du titre : la simple et la professionnelle. A l'inverse de beaucoup de jeux qui proposent au mieux une version collector contenant quelques bonus, pour ce qui est de Flight Simulator X, de vrais différences existent entre les deux versions. La principale réside dans le nombre d'appareils disponibles à savoir 18 pour la version standard et 24 pour la version deluxe. Cette dernière compte également quelques aéroports et villes détaillées de plus ainsi qu'un GPS Garmin G1000 et un contrôle aérien depuis la tour qui offre la possibilité de guider les avions. Vous pourrez donc jouer les contrôleurs aériens et c'est très intéressant en multijoueur où vous serez responsable de la sécurité des appareils en vol et au sol. Vous aurez pour cela accès aux radars et pourrez donner vos instructions aux commandants de bord via la radio textuelle ou vocale.
Bien évidemment, le coeur du jeu reste le pilotage et pour rendre son titre plus attrayant pour les non pilotes, Microsoft a inclus une cinquantaine de missions diverses et variées dans lesquelles vous pourrez gagner des récompenses et progresser en douceur. Une fois que vous aurez assimilé ces quelques bases indispensables, vous pourrez vous frotter aux véritables missions. Il peut s'agir de jouer le rôle d'un pilote de ligne dans un A321 qui fait la navette entre Rome et Naples, d'aider des gardes forestiers à localiser un éléphant en survolant une réserve africaine en ULM, de faire des figures acrobatiques lors d'un meeting aérien, de participer à une course de vol à voile,... Comme vous le voyez, ces missions sont variées et vraiment très intéressantes d'autant que quelques surprises peuvent survenir comme des pannes moteur qui vous obligeront à modifier vos plans.
A côté de ces missions, on retrouve évidemment le mode "vol libre" qui vous permettra comme son nom l'indique, de choisir votre appareil, les conditions météo, l'heure, votre plan de vol, les incidents que vous souhaitez rencontrer pour pimenter votre excursion... Il vous faudra aussi gérer les communications ATC. Votre terrain de jeu est très étendu puisque vous pourrez voler au dessus de la planète entière. Ce mode libre permet aussi d'accéder à la météo en temps réel. En clair, si vous êtes connecté à internet, le jeu pourra aller chercher les conditions météo planétaires et les appliquer. S'il fait beau sur New-York et s'il neige sur Berlin, vous le verrez dans le jeu. Comme nous l'avons vu plus haut, un mode multijoueur est aussi de la partie. Il permet non seulement de jouer les contrôleurs aériens, mais aussi de piloter un avion. Vous pouvez même partager votre appareil afin que votre nouveau copilote ou instructeur humain vous montre les démarches à suivre. La communication est possible avec un microphone ou via le clavier.
Pour ce qui est des modèles de vol, ils sont plus ou moins réalistes selon l'avion, sans toutefois faire des miracles. Nous sommes toujours loin d'un X-Plane, mais on constate néanmoins une légère amélioration comparé aux précédents opus. Sur les petits avions surtout, ça reste très correct bien que les performances sont peu trop "arcades". En effet, le rapport poids/puissance généré est toujours trop grand par rapport à la réalité. Certains avions sont trop vifs, comme les Cessna. Leur finesse est également trop importante. Ce choix est certainement volontaire de la part de Microsoft, les avions par défaut étant certainement destinés à une clientèle peu exigeante. Celui qui voudra plus de crédibilité se tournera vers un éditeur tiers proposant des add-on au réalisme plus poussé. C'est encore plus vrai pour les appareils de taille plus importante. Jusqu'au DC3, c'est plutôt pas mal, mais pour les avions tels que l'A321, le 737 ou encore le 747, c'est un peu du n'importe quoi. Ils ont trop de puissance. Par exemple, si vous coupez un moteur en vol, l'avion volera presque normalement. Moins vite c'est sûr, mais il ne "gauchira" pas.
Flight Simulator X assoit encore un peu plus sa position dominante dans le milieu de la simulation aérienne. Certes, les pilotes chevronnés lui reprocheront des modèles de vols approximatifs sur les gros jets, mais ils pourront toujours se tourner vers des add-on pour remédier à ce petit défaut. De son côté, la réalisation est au top et la durée de vie est réellement impressionnante grâce à l'apport de la cinquantaine de missions pour lesquelles on a toujours envie de décrocher toutes les récompenses. Pour sa part, le mode multijoueur est très bien fait et vous permettra de communiquer vocalement avec le contrôleur aérien et de partager les commandes de votre appareil avec un ami, un inconnu ou pourquoi pas un véritable instructeur.
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