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Halo Wars débute sur la passerelle de commandement du Spirit of Fire, un vaisseau de l'UNSC en orbite autour de la planète Harvest. En surface, le Covenant semble besogner autour des vestiges d'une ancienne civilisation, ce qui ne manque évidemment pas d'intriguer le staff du bâtiment : le commandant d'une part, Anders la jolie scientifique d'autre part, mais aussi Forge, soldat de terrain et véritable héros de cette nouvelle histoire. Dès l'abord, Halo Wars affirme sa volonté de faire honneur à l'univers de Bungie.
En guise de solo, Halo Wars ne propose qu'un mode Escarmouche ainsi qu'une unique campagne humaine de 15 brèves missions. Si cela vous semble léger, tentons d'ores et déjà de mettre les points sur les i et les barres aux t en osant le parallèle avec les trois fameux FPS. Halo Wars, comme ses congénères shooters, offre une campagne aux missions variées et intenses alternant entre la construction de bases et les séquences de tactique pure où l'on devra se débrouiller avec un stock limité de troufions. Enfin, et pour sceller ce parallèle aussi évident que volontaire entre le STR et ses aînés FPS, disons que le titre d'Ensemble Studios ne vaudra probablement que pour sa dimension multijoueur.
Non pas qu'affronter l'IA soit foncièrement désagréable, mais l'attitude globalement attentiste de cette dernière, de même que ses nombreuses bévues, risquent fort d'entacher l'enthousiasme des généraux en herbe que vous êtes. Des options apparemment anodines, comme la possibilité de fournir des ressources à son allié, achèvent de donner ses véritables couleurs à Halo Wars. Mais là où le soft brille véritablement, c'est lors des affrontements directs entre plusieurs joueurs humains.
L'heure est donc venue d'examiner le fonctionnement même du jeu. Comme nous le savions déjà, Halo Wars n'invente rien mais repose néanmoins sur des mécanismes efficaces, forgés pour combler la soif d'action du consoleux que vous êtes, sans oublier pour autant une certaine profondeur tactique. Dans Halo Wars, une base est constituée d'un centre de commandement, un sorte de nexus auquel sont accolés des emplacements destinés à recevoir de nouveaux bâtiments. La place est donc limitée et même s'il vous sera possible d'augmenter le nombre de slots (jusqu'à 8) via des améliorations, vous devrez choisir un aspect à privilégier.
A vous de voir, mais sachez qu'il est impossible de tout construire sur un seul et même site. Et c'est là, véritablement, que vous devrez faire vos premiers choix. Choix au conséquences immédiates d'ailleurs. Privilégier les ressources peut être un bon plan, mais cela se fera au détriment des technologies. Ne compter que sur des tripotées de fantassins peut s'avérer payant, mais pas si la partie dure plus de 15 minutes...
Côté UNSC, on retrouve donc les Marines de base, les Warthogs, les tanks Scorpion, les petites unités volantes type Hornet, des Spartans et quelques variantes tout à fait crédibles. Même constat pour l'alliance Covenant, avec ses Grognards, ses Fantômes, ses Apparitions et ses Choppers Brutes. Malgré un fonctionnement de base semblable, on note tout de même quelques différences majeures entre les deux camps. Le choix du commandant, qui interviendra avant chaque partie, vous permettra en outre de disposer d'unités spéciales tout autant que de capacités particulières. Grognards kamikazes, combattants Spartans capable de voler les véhicules ennemis, s'associent donc avec la possibilité de réparer des troupes à distance, ou même de faire intervenir un canon orbital.
On regrettera également la bêtise occasionnelle de vos troufions. S'ils réagissent convenablement à la plupart des situations, on n'échappera pas pour autant à ces grands moments de solitude lors desquels vos ouailles s'entasseront comme des saumons autour d'un passage étroit, sans être capables de franchir l'obstacle en adoptant une formation en colonne. Malgré ce petit bémol, il est un fait indiscutable : Ensemble Studios a bel et bien réussi à faire d'Halo Wars un soft fun au gameplay équilibré, capable de satisfaire les fans de licence, les stratèges désireux de goûter à des batailles brèves mais intenses, et les néophytes souhaitant s'initier au genre.
Halo Wars n'invente rien, mais reprend à son compte tout ce qui permet à un STR console de fonctionner correctement, tout en enrichissant l'ensemble grâce à de petites trouvailles intelligentes. Le jeu gomme la plupart des lourdeurs de ses congénères et propose finalement une recette équilibrée, une formule capable de satisfaire à la fois les fans de la licence, les stratèges désireux de goûter à des batailles brèves mais intenses mais aussi les néophytes souhaitant s'initier au genre.