Jeux Olympiques d’Hiver 2018 : quelle candidature pour représenter la France ?

L’heure de vérité approche pour les quatre candidatures françaises à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018. Le CNOSF désignera le 18 mars prochain, qui de Grenoble, Pelvoux, Annecy ou Nice représentera la France devant le CIO. Pour ce faire, les dossiers vont être évalués sur différents thèmes : les finances, le village olympique, l'environnement, les infrastructures, les sites sportifs, les Jeux paralympiques, l'hébergement, les transports, le développement durable et l'héritage des Jeux. Avant la dernière ligne droite, petit tour d’horizon des forces en présence…

 

Grenoble 2018 : l’héritier légitime

Et si cinquante ans après les Jeux s’offraient une nouvelle escale dans la ville de Grenoble ? La cité iséroise dispose de bien des atouts pour porter la candidature française à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018. Outre l’héritage légitime des Jeux de 1968, qui avaient été témoins de la consécration de Jean-Claude Killy, aujourd’hui membre du CIO, Grenoble présente des avantages de poids. La force économique de la région et la proximité immédiate des futurs sites olympiques en font un lieu idéal en termes de facilité d’organisation. Seules faiblesses : le manque de capacité hôtelière et un réseau ferroviaire obsolète.

Nice 2018 : la montagne à la mer

Les Jeux Olympiques d’hiver à la mer ? L’idée n’est pas si improbable aux vues des désignations de Vancouver et Sotchi, les villes hôtes des prochains JO de 2010 et 2014 qui disposent d’une configuration similaire. Outre l’aspect prestigieux d’une région mondialement connue, Nice dispose d’un aéroport international et d’une capacité hôtelière hors normes. L’appui politique semble également pencher en faveur de la cité azuréenne. Seules faiblesses, les deux heures de route qui sépareront le futur village olympique des sites où se dérouleront les épreuves de ski alpin.

Pelvoux 2018 : les Jeux à taille humaine

Aux premiers abords, on peut se demander ce qu’une commune de 450 habitants peut faire valoir dans un projet de candidature à un événement à dimension planétaire. Pourtant Pelvoux dispose de bien des atouts… En premier lieu, la garantie d’un projet à dimension humaine basé sur une démarche de développement durable et d’aménagement « intégré » des futures installations olympiques. L’utilisation de plusieurs sites des JO de Turin 2006 et l’appui de la ville de Marseille sont un plus indéniable. Le CNOSF fera t-il preuve d’audace ? La candidature de Pelvoux est-t-elle en mesure de faire le poids face à des géants tels que Denver ou Munich ?

Annecy 2018 : le choix de la polyvalence

La Haute-Savoie et ses stations de renommée mondiale, le cadre grandiose du massif du Mont-Blanc, un certain art de vivre à la montagne, une ville des plus séduisantes… Annecy dispose de points forts qui sans conteste devraient séduire le CNOSF. L’expérience engrangée au cours de l’organisation des JO d’Albertville en 1992, des différentes épreuves de Coupe du Monde dans le massif du Mont Blanc, des Championnats du Monde de ski alpin de Val d’Isère en 2009 et les infrastructures déjà existantes… la Haute-Savoie fait figure de favori à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en France. La proximité avec l’aéroport de Genève via un réseau autoroutier flambant neuf est encore un atout supplémentaire…

 

JO d’hiver 2018 : le calendrier en détail

- 18 mars 2009 : Désignation de la ville française candidate à l’organisation des JO 2018.
- octobre 2009 : dépôt de la candidature francaise auprés du CIO.
- juillet 2010 : choix par le CIO des 3 ou 4 villes retenues comme candidates.
- juillet 2011 : élection de la ville hôte des Jeux Olympiques et paralympiques d'hiver 2018.

 

Jeux Olympiques d’hiver 2018 : les sites officiels des villes candidates


Pelvoux-Ecrins 2018

Annecy 2018

Grenoble 2018

Nice-Côte d’Azur 2018