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La mobilisation de la communauté internationale face aux catastrophes naturelles, à la crise alimentaire mondiale et aux régimes totalitaires de certains pays africains ne se met pas toujours en œuvre aussi rapidement ni aussi facilement que nécessaire…
Tags: mobilisation de la communauté internationale, birmanie, Émeutes de la faim,
En mai 2008, suite au passage dévastateur du cyclone Nargis qui aurait laissé près de 2.5 millions de Birmans sinistrés, la junte militaire a été vivement critiquée par la communauté internationale pour sa gestion de la crise humanitaire. Non seulement, rien n’avait été fait en amont pour informer et protéger les populations du passage du cyclone détecté par les stations météorologiques et la Nasa, mais surtout rien ne sera fait ensuite pour faciliter l’accès de l’aide internationale aux populations. La junte militaire birmane se résoudra après des atermoiements meurtriers à laisser entrer au compte-gouttes les vivres et les médicaments tout en souhaitant en maîtriser la distribution. Un mois après le passage du cyclone, les ONG sur place constataient que le secours à la population birmane n'avait porté que sur une petite moitié des sinistrés, notamment à cause des blocages et des restrictions imposés par le gouvernement birman.
L’augmentation hors norme des prix des denrées alimentaires de base n’épargne aucun État mais les pays en développement, où le budget consacré à l'alimentation dépasse la moitié des revenus, la ressentent bien plus durement. L’envolée du prix du riz affecte les populations d’Asie et d’Afrique pour lesquelles le riz est l’aliment de base par excellence. Les menaces de malnutrition provoquent des tensions sociales pouvant aller jusqu’à des manifestions violentes difficilement maîtrisables. Fin 2007 et début 2008, des émeutes de la faim ont enflammé plusieurs pays africains, asiatiques et sud-américains. En avril 2008, la pénurie de pain a engendré des affrontements violents avec les forces de police dans les rues de la capitale égyptienne. Les émeutes de la faim ont également grondé au Mexique, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, à Haïti, en Indonésie et aux Philippines D’après la Banque mondiale et les organisations humanitaires, la flambée des prix pourrait confronter 100 millions de personnes à la famine alors que 850 millions souffrent déjà de la faim.
La répression politique au Zimbabwe commence par le muselage de la presse. Selon Reporters sans frontières, les journalistes zimbabwéens font l’objet depuis 2002 de surveillance constante, de brutalités policières et d’actions iniques en tout genre. L’appareil de répression politique s’est entouré au fil des ans d’un dispositif législatif liberticide. La loi “Interception of Communications Bill”, permet au gouvernement et à l’appareil policier de prendre connaissance des emails et des communications téléphoniques interceptés, en l’absence de toute procédure judiciaire préalable. La presse étrangère, arrivée au Zimbabwe en avril 2008 pour couvrir les élections, a fait également les frais des méthodes coercitives de Robert Mugabe.
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