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Pour retrouver ces qualités en limitant les frais, l'aluminium reste un bon compromis. Dans la gamme tarifaire intermédiaire, l'acétate de cellulose et le polyamide injecté, deux matières plastiques, offrent une légèreté très acceptable. En bas du tableau, le métal ordinaire séduit les plus petits budgets ou les porteurs occasionnels qui tolèreront sa lourdeur. Le très haut de gamme utilise des matériaux dits nobles : cuir, ébène, écaille, corne, bois de rose, pierres précieuses, voire platine ou or. Et pour ces petits bijoux, le prix et le poids ne comptent plus... On n'est même pas obligé de souffrir d'une déficience visuelle pour en porter !
Fini le temps lointain où « binoclard » rimait avec « ringard ». Aujourd'hui, verres affinés et montures stylées font des porteurs de lunettes décomplexés. Bien choisie, une monture peut même rééquilibrer un visage ou lui donner du caractère. Bien qu'il n'existe pas de règle absolue, les visages carrés seront généralement adoucis par le port d'une monture ovale ou ronde, tandis que les visages poupins gagneront à casser leur rondeur en chaussant une monture anguleuse. Les lunettes démesurément larges ou qui descendent trop bas ne conviennent pas aux visages triangulaires.
Seuls les visages ovales, qui déjà peuvent se permettre toutes les coiffures, s'harmonisent sans vergogne à toutes les formes de monture. Gardez cependant à l'esprit que votre panel de lunettes sera forcément réduit par les contraintes de la prescription médicale. Selon la nature et le degré de votre déficience visuelle, certaines formes seront interdites et d'autres recommandées. Pour compliquer un peu le jeu du parfait visagiste, il faudrait en outre harmoniser la forme du bord supérieur des lunettes au tracé du sourcil. Évitez la ligne droite si l'arc des sourcils est en demi-lune... Et vice-versa !