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Alors qu'Al-Qaïda a qualifié d'échec et de défaite la politique américaine en Irak, un ancien militaire britannique à la retraite a dénoncé les plans des États-Unis pour administrer le pays après son invasion. La contestation de l'action américaine s'élève dans un Proche-Orient prêt à s'embraser dans différents foyers.
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En janvier 2008, des centaines de Palestiniens ont manifesté contre la visite de Georges Bush au Proche-Orient. Ils entendaient ainsi réclamer au président américain de faire pression sur Israël afin que les points de passage sur le territoire soient rouverts. Al-Qaïda invitait pour sa part à accueillir Georges Bush par «des bombes et des voitures piégées», le présentant comme un bourreau et un croisé. La première visite du président américain dans la région avait pourtant pour objectif de favoriser les négociations de paix entre la Palestine et Israël et de freiner les velléités de l'Iran.
La crise politique au Pakistan a été marquée par l'attentat qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, chef de file de l'opposition qui briguait un nouveau mandat après des années d'exil. Le pays vit sous tension depuis 2007 avec la montée du terrorisme islamique. Jugées cruciales, les élections de janvier 2008 devaient amener au pouvoir une coalition de l'opposition entre La Ligue musulmane du Pakistan et le Parti du peuple pakistanais (PPP). Nawaz Sharif, ancien premier ministre et leader de la LMP a retiré en août 2008 son parti de la coalition. Les violences ont repris dans le pays, deux blindés américains ont été incendiés dans le port de Karachi.
En avril 2008, 55 % des Français se prononçaient contre l'envoi de troupes en Afghanistan (sondage Ifop, de mars 2008 sur un échantillon de 1004 personnes). Nicolas Sarkozy devait confirmer au sommet de l'Otan l'envoi de 700 hommes supplémentaires pour renforcer les troupes américaines. L'opposition s'est élevée contre la décision du gouvernement ; François Hollande devait réclamer sans succès un débat au Parlement considérant que «toute présence supplémentaire de forces françaises en Afghanistan est une erreur». Jean-Louis Bianco déclarait même, en mars 2008, craindre un nouveau Vietnam.
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