Présenté sous forme de démo d'une dizaine de minutes à Leipzig, Project Origin s'est enfin laissé approcher afin de nous révéler ses angoisses, ses peurs. Bien qu'on vous ait rabattu les oreilles mille fois avec ça, précisons une fois encore pour les retardataires cryogénisés qui viennent juste de finir de décongeler que le titre ici présenté n'est rien de moins que la véritable suite de F.E.A.R. qui troque ici son nom contre les vrais protagonistes de l'histoire originale.
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Ainsi, la démo commençait sur une énorme explosion avant de nous parachuter dans une sorte de métro en friche. A peine remis sur pied qu'une première vision d'Alma finissait de nous replonger dans une atmosphère lugubre où le fait de mourir est au moins aussi stressant que les apparitions de la gamine toute de rouge vêtue. Pour autant, nous sommes, Project Origin n'a rien à voir avec un survival horror et assume même plus que jamais son action débridée. Ainsi, si Extraction Point et Persus Mandate avaient déjà envoyé du lourd niveau gunfight, le nouveau bébé de Monolith semble s'émanciper encore un peu plus de son ambiance cloisonnée.
Bien entendu, si nous avions droit à Leipzig à une pléthore d'armes (mitraillette, snipe, bazooka) dès les premières minutes, on se fera la réflexion que la version finale parsèmera de façon plus éparse le titre de ces moyens de défense plus qu'efficaces. Néanmoins, la démo permettait de voir une phase assez étonnante où, juché à l'intérieur d'un mecha, nous devions arroser copieusement des nuées d'ennemis, armés de lance-missiles et de fusils à impulsion, essayant tant bien que mal de nous arrêter. Peine perdue. En effet, si nos adversaires semblent toujours réagir avec bon sens (en dépit de deux ou trois charges un peu trop héroïques), on s'amusera à dégommer les murs derrière lesquels ils se planquent pour les larder de plomb dans la seconde qui suit. On espère également que ce surplus d'action tonitruante n'étouffera pas trop l'atmosphère horrifique du jeu. Cependant, sur ce point, on pourra se montrer confiant envers Monolith d'autant que leur soft s'appuie avant toute chose sur des éléments scénaristiques dûment récupérés afin de poursuivre une oeuvre qui ne demande qu'à vivre à travers plusieurs suites. Wait and see...
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