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La réforme des 35 heures continue de mobiliser les foules de partisans et d'opposants. En juin dernier, le secrétaire d'État chargé de l'emploi, Laurent Wauquiez, réaffirmait la détermination du gouvernement d'autant que le Medef, la CFDT et la CGT ont approuvé les propositions faites sur la durée légale du travail. D'autres dossiers tout aussi épineux du volet social risquent de générer de nouvelles tensions entre syndicats, salariés et État.
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Annoncé en 2007, la réforme des régimes spéciaux de retraite a été mise sur les rails en juillet dernier. Sept Français sur dix y étaient alors favorables. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait privilégié le dialogue et l'écoute pour avancer dans la concertation. Rappelons que cette réforme implique l'allongement des carrières des travailleurs à régimes spéciaux ainsi que leur durée de cotisation. François Fillon a précisé en juin 2008 qu'il ne devrait pas y avoir d'impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires et que «le salarié ne supportera pas de cotisations sociales dessus.» Le coût de la mesure, qui touche 500 000 salariés et qui concerne aussi 1,1 millions de retraités d'entreprises publiques, est estimé à 3 milliards d'euros.
Une polémique autour du financement du RSA s'est fait jour lorsque le chef de l'État a annoncé le redéploiement d'une partie de la prime pour l'emploi (PPE) afin de financer la mise en place du régime de solidarité active. Nicolas Sarkozy compte ainsi réinjecter entre 1 et 1,5 milliards d'euros récupérés sur la PPE dans le RSA pour soulager les revenus les plus modestes. L'opposition s'est insurgée contre cette annonce par la voix de Jean-Marc Ayrault ; elle reproche au gouvernement de vouloir faire payer aux salariés les moins bien lotis la lutte contre la pauvreté et l'exclusion. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a lui aussi fait part de ses vives inquiétudes même s'il soutient le RSA qui sera généralisé dès 2009.
Malgré la polémique existante, le redéploiement de la prime pour l'emploi pourrait s'avérer intéressante pour ceux qui font un retour à l'emploi à temps partiel. Mis en place par Lionel Jospin en 2001, la PPE concernait initialement les salariés touchant entre 0,3 et 1,4 fois le smic. 9 millions de foyers bénéficient aujourd'hui de la prime qui représente 5 milliards d'euros au total. Outre le fait de ne pas générer de gains financiers pour ceux qui exercent dans les secteurs en manque de postes, le revenu n'évolue pas si le salaire net est inférieur à 500 euros. L'avantage du RSA est de corriger ces inconvénients et d'unifier les minima sociaux.
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