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le magazine consommation
Si papy Balboa peut remonter sur le ring à 60 balais, il n'y a pas de raison que la franchise vidéoludique ne puisse pas revenir sur le devant de la scène elle-aussi. Pari tenu par Ubisoft et Digital Fiction qui ont profité du sixième opus cinématographique pour concocter un nouvel épisode sur la Playstation Portable de Sony. Dans l'absolu, rien ne change : les coups pleuvent, les boxeurs tombent, se relèvent et repartent au combat. Ce terme n'est pas trop fort car si il est toujours question de crochets, de contres et d'esquives, l'aspect arcade du jeu permet quelques fantaisies qui décuplent l'impact des coups et par la même la fulgurance des affrontements. Ainsi donc, si le puriste peu tolérant sera outré par tant d'excentricité, le joueur plus ouvert d'esprit prendra un pied énorme grâce à une mise en scène énergique gonflant la puissance de chacun de nos coups.
Un très bon jeu qui souffre malheureusement de quelques défauts à commencer par son absence de mode Histoire, fait assez rare pour être signalé puisque nous parlons ici d'une adaptation d'un long-métrage. En sus, ne cherchez pas de mode Tournoi, il n'y en a pas. Pardon ? Eh oui, à croire que les développeurs ont quelque peu oublié le b.a-ba de tout bon jeu de sport qui se respecte. Néanmoins, il ne faut surtout pas s'arrêter à ce genre de détails (importants, j'en conviens) puisque derrière cette première désillusion, se cache un jeu très dynamique.
Finalement, passées quelques déceptions et des temps de chargements très longuets, on reste tout de même agréablement surpris par ce Rocky Balboa. Le système de jeu est intuitif, bien qu'on puisse aussi reprocher au titre un seul angle de vue (la caméra étant située dans le dos du boxeur incarné), la violence des coups ferait presque vibrer la portable et l'étalon italien semble plus vaillant que jamais. Maintenant, malgré une difficulté graduellement bien gérée, je voudrais une fois de plus mettre en exergue ce fichu rétablissement qui pourra vous donner envie de balancer votre console, surtout si après avoir maîtrisé le match pendant 10 rounds, vous vous retrouvez bêtement à terre sans possibilité de vous remettre sur vos deux pieds dans la limite des 10 secondes imparties. Pour vous donner un ordre d'idées, sur une vingtaine d'essais lors de l'entraînement, je n'ai réussi qu'à me relever une seule et unique fois. Toutefois, je ne serai point celui qui jettera l'éponge pour arrêter le combat car il se peut qu'au prix d'efforts intensifs, vous parveniez à maîtriser cet aspect de la jouabilité, auquel cas, Rocky Balboa pourra à nouveau lever les poings vers le ciel en défiant la mort elle-même.
Etant dans l'impossibilité de réaliser nos propres screenshots, les images de ce test proviennent de chez l'éditeur.
Arcade jusqu'au bout des doigts, nerveux lorsqu'il s'agit d'asséner ses coups, rageur dans ses affrontements homériques, le jeu rend ici un bel hommage à l'étalon italien qui revient au sommet de sa forme. Pourtant, on ne peut nier que les temps de chargements sont trop longs, que le contenu aurait mérité d'être plus étudié et qu'il est regrettable que le système de rétablissement flingue une bonne partie du plaisir qu'on ressent quand on pose un pied sur le ring.