Adaptation du long-métrage issu de la coopération entre les studios Dreamworks et Aardman, Souris City ne pouvait pas manquer la case jeu vidéo et nous arrive donc en cette fin d'année sur moult supports. Si le film se démarque des autres en optant pour les images de synthèse tout en conservant le côté pâte à modeler qui a fait la réputation des créateurs de Wallace & Gromit, le jeu fait preuve de beaucoup moins d'imagination.
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L'aventure démarre d'ailleurs de bien curieuse façon avec une descente infernale dans la cuvette des toilettes, donnant tout de suite le ton de cette histoire absurde et originale. C'est à ce moment-là que vous prenez le destin de Rody en main, suite à un rapide tutorial permettant de se familiariser avec les contrôles du rat en smoking. Une mise en bouche qui permet de comprendre très vite la place importante que prendront les acrobaties dans le jeu, ce dernier étant essentiellement tourné vers la plate-forme.
Il ne faut pas attendre bien longtemps pour se retrouver à errer désespérément dans des environnements dont on ne nous indique jamais la sortie et encore moins l'emplacement des objectifs à accomplir. Ceci s'avère d'autant plus gênant que l'agencement des niveaux de Souris City n'est absolument pas explicite, en dehors de quelques passages beaucoup plus linéaires et évidents. Dans la plupart des zones ouvertes, on bute régulièrement contre des murs invisibles, tandis qu'à l'inverse, on ne nous empêche pas de pénétrer dans un lieu où on n'a strictement rien à faire alors que le jeu voudrait nous envoyer dans un endroit différent.
Pourtant, là encore, le caractère approximatif des sauts et les gros problèmes de perspectives dus à une caméra que l'on ne peut pas faire pivoter mais seulement décaler légèrement, engendrent beaucoup de frustration. Le moindre saut devient aléatoire, là où d'autres actions sont bien trop assistées, ce qui rend le gameplay atrocement bancal. Pour ne rien arranger, la réalisation est tout bonnement affreuse, et ce n'est pas le fait que l'histoire se déroule dans les égouts qui peut justifier la laideur effarante des environnements. Ainsi, même les phases où l'on contrôle Rita à la place de Rody ne font preuve d'aucune innovation.
Développé visiblement sans aucune inspiration, le titre accumule les erreurs et ne peut prétendre, à aucun moment, offrir un divertissement digne de ce nom. Souris City n'est pas vraiment le genre de soft auquel on a envie de jouer pour se détendre et on vous conseillera donc de vous limiter au film.
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