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Même principe pour passer les trapèzes ou sauter d'un flanc de mur à un autre. De temps à autres, vous aurez aussi droit à une plate-forme mobile qui ne se placera au-dessus du point de réception qu'à un moment précis. En dernier lieu, il faut évoquer la Course Ninja, qui consiste à rattraper un de vos frères qui vous a mis au défi. C'est le seul piment dans cette soupe bien fade. Car rien n'y fait : non seulement ces phases sont d'une simplicité insultante, mais elles n'apportent aucune sensation, si ce n'est une vague notion de rythme. A noter également la possibilité de faire des combos en l'air. Là encore, ça ne sert que la frime gratuite.
Dans les phases de combats, la situation ne s'améliore guère. Des tortues très rigides, des adversaires nullissimes, des vagues successives ennuyeuses, voilà, on a fait le tour. C'est le syndrome du beat'em all qui propose plusieurs solutions offensives mais ne sait jamais les mettre en valeur. A ce compte-là, on finit par frapper son adversaire de la même manière, du début à la fin du jeu. Même les boss ne proposent aucune adversité. Même la possibilité d'appeler une autre tortue (si vous avez réussi les séquences de Courses Ninja) reste inutile. Un joueur moyen atteint le quinzième stage en une heure, et la fin du jeu en trois. Peut-être conscient que c'était un peu court, les jeunes hommes d'Ubi ont inclus un mode multijoueur sous forme de course en duo.
Mauvaise pioche pour les possesseurs de Nintendo DS : cette version est la plus mauvaise de toutes. Bêtifiant, ultra-court et rasant, le jeu se permet même de ne pas utiliser la moindre capacité de la console. Rien à sauver donc, excepté peut-être les duels en multi. Si vous êtes vraiment fan, profitez d'une autre faculté de votre portable et offrez-lui la version GBA à la place.