Plusieurs mois après les sorties new-gen et PC, voici que nous arrive enfin la mouture PS2 de Tomb Raider Underworld. Eidos n'ayant absolument pas communiqué sur ladite version, on été en droit de craindre le pire. Et malheureusement, c'est bel et bien ce que nous propose Buzz Monkey.
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Ainsi, nous ne serons donc pas étonnés de retrouver la dénommée Jacqueline Natla, prétendument morte à la fin du premier Tomb Raider, mais revenant ici en grande forme et affublée d'une magnifique paire d'ailes. Après avoir fait copain copine avec cette chère Amanda, Jacqueline ne tardera pas à entraver la route de Lara à la recherche de sa mère perdue dans la mythique Avalon. Si le scénario se veut très ambitieux, il n'en demeure pas moins sous-exploité. Etrange constat d'autant que la mythologie nordique, au centre de cet opus, est synonyme de quelques décors plus ou moins jolis et de diverses trouvailles de gameplay.
Pour autant, on a du mal à savoir d'où peut venir ce manque de finitions d'autant que le gameplay profite de petites améliorations augmentant l'expérience de jeu. Bien entendu, les bases de la jouabilité restent les mêmes que celles du précédent Tomb Raider. Néanmoins, les développeurs ont cru bon de simplifier moult points de détail. En somme, le titre se rapproche beaucoup plus de l'opus original que de Legend en cela que vous évoluerez à l'intérieur d'immenses salles à l'architecture complexe qu'il vous faudra analyser et comprendre afin de progresser.
Le fait le plus indéniable d'Underworld est donc lié à sa volonté farouche de plaire à un public très large. Cependant, retenez bien que l'exploration est plus présente que l'action. Certes, vous aurez droit à quelques gunfights, des combats contre des animaux ou monstres issus d'un lointain passé, vous aurez la possibilité d'utiliser plusieurs armes mais malgré tout, ces séquences tombent à l'eau. Tout difficile qu'il est, Underworld n'en reste pas moins un jeu accessible. Si ce constat est paradoxal, il s'explique simplement par le fait que Crystal ait inclus un système d'aides. En effet, en passant par le menu d'inventaire, vous trouverez notamment le nombre de trésors à dénicher et l'aide de terrain. Dans ce cas, vous n'aurez qu'à appuyer sur une touche afin que Lara vous dise quel est votre objectif. Si vous êtes toujours perdu, hop, une pression sur une autre touche pour que la miss vous donne la solution de l'énigme. Toutefois, on ne parlera pas ici de vrais soucis dans le sens où la sève qui coule dans les veines d'Underworld est bel et bien constituée par le challenge que représentent ces immenses niveaux aussi impressionnants que vicieux. Par contre, signalons également que le sonar, synonyme d'une succession de screenshots sur Wii, est absent sur PS2 .
On regrettera aussi que Buzz Monkey n'ait pas résolu les quelques écarts de caméra qui a parfois du mal à se mettre dans la bonne position afin de nous montrer ce qui se trouve autour de nous. On devra alors se référer aux mouvements de la miss pour savoir si on peut sauter sur le bout de corniche qu'on voit juste là, mais si, dans le coin droit de l'écran... Voilà. Ensuite, disons-le tout court, le gameplay de cette version PS2 est bien moins évolué que celui de ses homologues. Ce qu'il faut également savoir est que les développeurs ont divisé la longueur des niveaux par deux et réduit les énigmes à leur plus simple expression.
Dénotant d'une immense fainéantise du début à la fin, rien ne vient sauver cette mouture du naufrage. Mais le pire dans tout ça est qu'on trouve de la "publicité mensongère" à l'intérieur de la notice. En effet, alors qu'on nous explique la façon d'utiliser l'adrénaline, je n'ai étrangement pas été en mesure d'utiliser cet élément après avoir écumé trois niveaux entiers. Etonnant d'autant qu'on trouve bien un visuel dans la notice où l'on peut apercevoir la fameuse jauge d'adrénaline... Qui n'existe simplement pas dans le jeu.
Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer chez Buzz Monkey ? Après nous avoir offert de belles versions PS2 de Legend et Anniversary, on ne peut qu'être surpris devant ce Tomb Raider Underworld affichant dès le début un énorme laxisme. Plombé par une jouabilité désastreuse, un gameplay amoindri, des niveaux plus courts, des énigmes basiques et une gestion catastrophique des points de passage, le résultat est effarant de médiocrité. Nul doute que le développement n'a pas dû retenir très longtemps les équipes de Buzz, ceci dénotant aussi d'un manque total de respect envers les fans et les joueurs. Carton rouge donc au développeur et à l'éditeur qui auront bien du mal à se faire pardonner cette litanie mortuaire.
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