Le dernier représentant en date de la brillante série de jeux de stratégie Total War a lui aussi profité de la Games Convention de Leipzig pour s'exhiber copieusement. Après un aperçu des batailles navales lors du dernier E3, ce sont les affrontements terrestres qui ont cette fois fait l'objet d'une présentation.
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18ème siècle oblige, l'essentiel de la bataille reposait sur un usage habile des fusiliers et de l'artillerie. Dès l'abord, les développeurs ont su nous convaincre de l'importance d'un bon déploiement : les canons, placés de part et d'autre de la ligne prussienne, profitaient de la protection d'un bataillon d'infanterie ainsi que d'un régiment de cavalerie. Mieux, de petites mines terrestres (une technologie avancée, qu'on obtiendra assez tardivement dans le jeu) avaient également été disposées devant chaque batterie. Tout cela, afin d'empêcher aux canons de se faire découper par une éventuelle charge des cavaliers ennemis. Le centre du dispositif était quant à lui essentiellement composé de fantassins, tous déployés en ligne, histoire de maximiser l'efficacité des fusils.
Adoptant des formations en colonnes, la piétaille de la perfide Albion cherchait manifestement à offrir le moins de cibles possible aux canons ennemis. Avançant avec rapidité et profitant aussi de tous les couverts disponibles, les Anglais finirent par engager l'armée prusse dans une fusillade monumentale. Après avoir balancé des bastos pendant près d'une minute, on aura vu les fantassins aux redingotes rouges fixer les bayonettes au bout de leur fusil puis s'élancer vers les solides positions des prussiens. Une charge pleine de panache mais qui s'est bien vite soldée par le massacre d'une bonne partie des soldats britanniques. Pour autant, la bataille était loin d'être terminée et l'IA, manifestement consciente de l'inutilité d'affronter les Prussiens en terrain découvert, eut une réaction des plus crédibles : une retraite rapide et un regroupement dans les rues mêmes de Leipzig.
Deux raisons à cela. La première tient au fait que les boulets dont disposaient ses artilleurs n'étaient pas assez puissants pour mettre à mal les solides fondations des bâtiments de Leipzig. Et deuxièmement, raser Leipzig aurait des conséquences plus graves sur la suite de la campagne. En rayant la ville de la carte, on perdrait effectivement son infrastructure, sa population, les débouchés commerciaux qu'elle représente ainsi que le soutien de la population de la région. Mais revenons tout de même au siège de Leipzig et à la destinée des fiers soldats britanniques. Regroupés à l'arrière de la ville, histoire de rendre totalement impossible l'usage des canons, les Anglais adoptèrent des positions logiques, dans des rues étroites où la supériorité numérique des Prussiens ne leur servirait pas à grand-chose.
Mais peut-être aurait-elle tout simplement choisi de renoncer au combat et de préserver ses unités s'il avait question d'une ville de moindre importance. Car au fond, si cette présentation visait à nous exposer la nature et le dynamisme des combats, il ne s'agit pas pour autant d'oublier que chaque bataille s'inscrit dans un contexte plus large, celui de la confrontation entre de grandes puissances, à l'échelle planétaire. Néanmoins, si certains de ces aspects vous ennuient, rien ne vous empêche de laisser le soft faire la plupart de ces choix pour vous. Dans ce même ordre d'idée, sachez que de véritables scénarios aux objectifs bien définis vous seront également proposés, histoire de ne pas perdre les nouveaux venus dans une forêt de possibilités. Bref Empire : Total War étoffe généreusement la formule d'origine et semble bien parti pour nous offrir une expérience d'une grande richesse, immersive et intelligente. Ne reste plus qu'à attendre février prochain pour tenter nous aussi de dominer le monde.
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