Après les produits alimentaires biologiques, le vêtement bio s'inscrit dans un mode de consommation alternatif. Pour mériter l'appellation « vêtement bio », il ne suffit pas que le modèle soit conçu à partir de fibres naturelles mais que le mode de production de ces fibres soit respectueux de l'environnement. C'est ainsi qu'il existe des cotons biologiques et d'autres qui ne le sont pas.
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L’histoire du coton bio commence dans les langes ! Car si les marques de vêtements se sont engouffrées dans ce créneau porteur, c’est d’abord sous l’impulsion d’une nouvelle génération de mères, attentives à préférer des matières les plus naturelles et les moins allergènes possibles pour protéger la peau sensible de leur bébé. Des études ont en effet prouvé que les pesticides abondamment utilisés pour cultiver traditionnellement le coton se retrouvent en quantités non négligeables dans les fibres des vêtements finis. Le vêtement en coton bio en est exempt. Il ne présente donc aucune nocivité pour la peau et ses techniques de culture n’agressent ni l’environnement, ni les producteurs. Ce type de tissu écologique répond ainsi parfaitement aux préoccupations actuelles de préservation de la planète. Et son emploi sort de la layette pour s’étendre largement aux collections femme, homme et enfant.
Au-delà du coton, le textile bio se décline sur tous les modes et toutes les tendances. Après la fibre de maïs, la fibre de bambou et celle de soja, la fibre de lait fait son entrée dans le monde de plus en grand du textile vert. Conçue par extraction et déshydratation à partir des protéines du lait, son atout majeur, outre sa dimension « écolo », réside dans sa texture d’une extrême douceur, qui absorbe l’humidité. Son inconvénient : elle reste chère. Mais les vêtements fabriqués à partir de fibres de lait jouissent d’une grande espérance de vie, puisque ils conservent toutes leurs qualités, leur beauté et leurs couleurs même après de nombreux lavages. Sans adjonction de formol et d'azoïque, la fibre de lait reçoit la certification Oeko-Tex 100, qui la consacre « textile bio ».
Le commerce équitable de tissus tient encore une place marginale. Pour revendiquer l'appellation de « vêtement équitable », il faut que la production respecte les principes fondamentaux de ce commerce éthique, soit : le respect des règles de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et de la personne humaine ; un prix équitable ; un préfinancement des commandes ; le respect de l'environnement dans les techniques de production et les matériaux employés ; l'achat direct et l'engagement dans une coopération durable. L'IFAT (International Federation for Alternative Trade) constitue un des organismes de certification qui contrôlent les réseaux de production de vêtement équitable.
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