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Rien n'échappe aux medias de masse, friands de petites phrases, de bruits de couloir et des indiscrétions de toutes sortes. Si la presse dans son ensemble se fait le relais des avancées des dossiers chauds que Xavier Bertrand, le ministre du Travail doit gérer : des 35 heures à Arcelor Mital en passant par les retraites, elle ne rechigne pas à aborder des facettes plus people de l'homme politique. Mais l'important dans ce jeu médiatique, n'est-il pas d'occuper les devants de la scène pour améliorer son image ?
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Il y a eu bien sûr la saga du divorce de Nicolas Sarkozy, l'affaire du SMS qui a tenu les media et les Français en haleine de longues semaines. Depuis décembre 2007, la presse européenne a un nouveau sujet vendeur avec l'annonce de la relation de Nicolas Sarkozy avec l'ex-top model Carla Bruni. Mais faire la une de la presse people ne fait pas pour autant remonter sa cote de popularité. Même s'il n'hésite pas à mettre en scène sa vie privée et à travailler son image, seuls 39 % des Français se disent satisfaits des actions entreprises par leur Président de la République.
Jean-Louis Borloo a été la personnalité préférée des Français en 2007 pour occuper le poste de Premier Ministre. Il est aujourd'hui le ministre de l'Ecologie du gouvernement Fillon. On le retrouve dans tous les media pour évoquer les dossiers-clés de l'action environnementale du gouvernement, (développement durable à l'hydro-électricité, Grenelle de l'environnement, bonus-malus pour les véhicules...). Mais Jean-Louis Borloo sait aussi faire parler de lui quand il plante du corail en caleçon dans le lagon balinais, quand son mariage avec la présentatrice Béatrice Schönberg fait la une des magazines people et quand il se voit décerné le prix Press Club Humour et Politique pour sa petite phrase : «Sarkozy c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour occuper le poste de Premier Ministre.»
Vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine et secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian est qualifié d'insolent et de rebelle par la presse. Les projecteurs se sont en effet braqués sur lui à plusieurs reprises lorsqu'il a traité Anne Marie Comparini de «salope» et déclaré à propos de Jean Sarkozy en février dernier qu'en « République les places s'acquièrent par le mérite, par le travail pas par l'héritage.» pour la course à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il vient de récidiver le 17 juillet 2008 en affirmant à l'Express qu'il s'emploie «à nettoyer les écuries d'Augias» et à redonner aux Hauts-de-Seine une «bonne réputation».
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