Valiha Madagascar

Valiha, cette cithare tubulaire symbole de l’artisanat malgache

Instrument à cordes typiquement malgache, la valiha est jouée dans toutes les régions de la grande île et dépasse la frontière pour faire la réputation du pays. Les instrumentistes comme les passionnés et les amateurs de musique sont surpris à la première écoute. Découvrez ici tous les secrets de ce symbole musical de Madagascar.

Un peu d’histoire

La valiha est omniprésente dans la vie des « Ntaolo » ou Anciens malgaches. Plusieurs contes, histoires et poèmes d’autrefois, comme le « Tondrak’i Betsiboka », relatent sa représentation. Elle est jouée durant les cérémonies religieuses, notamment les rituels de transe dans le grand sud, les séances de guérison par spiritisme, mais aussi le culte des morts. La valiha trouve également sa place en temps de fête pour ne citer que les fiançailles, la circoncision, etc. C’est d’ailleurs le premier instrument à entrer à la cour du Merina dans le XVIe siècle.

La fabrication

Fabriquée localement de manière artisanale, la valiha est un assemblage de plusieurs morceaux de bambous. Ces derniers vont servir de résonateur et table d’harmonie grâce à l’ouïe, une fente longitudinale. Elle dispose de 16 à 81 cordes attachées sur les deux extrémités. Celles-ci sont tendues en 2 pour offrir une meilleure sonorité. Des chevalets, servant également d’appui, permettent de les résonner. Ils peuvent être déplacés de haut en bas pour régler les accords. La fabrication demande de la finesse puisque la qualité de la mélodie dépend grandement de l’habileté de l’artisan.

Les caractéristiques

Si certaines valiha utilisent aujourd’hui encore des cordes en bambou, d’autres recourent désormais au métal afin d’offrir une meilleure sonorité. La différence acoustique entre ces deux types est sensible. Cependant, il faut noter qu’un bon instrumentiste local jouera aussi bien sur l’un que sur l’autre. L’accord de cet instrument est variable. Il faut en avoir une bonne base pour pouvoir la régler de temps à autre à l’aide des chevalets mobiles un peu comme le Koto japonais. Malgré ces petits accrocs, la valiha n’a pas hésité à émerger à l’international grâce notamment à ces deux ambassadeurs : Justin Valiha et Rajery.

Auteur de l’article : Azeline

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